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Titre, par exemple. Dernières Nouvelles

8. Févr., 2015

Qu'est ce que c'est?

Je dépasse maintenant la soixantaine, durant mon enfance et grâce à mon métier, j'en ai vu de toutes les couleurs, ce qui m'a permis de mieux comprendre les gens et apprendre à savoir comment ils fonctionnent intellectuellement.
J'ai donc romancé des histoires qui démarrent sur des faits plus ou moins réels.
J'ai commencé il y a longtemps, je les gardais sous le coude sans savoir si cela pourrait intéresser les lecteurs; ma rencontre avec un écrivain, qui appartient à notre grande "académie Française" m'a incité à le faire. Il a bien voulu me faire l'honneur de lire ce que j'avais écrit, sa réponse fut; "continuez, Balzac n'a t il pas commencer en relatant sa vie". Alors ! ...
Ces histoires appartiennent à des pages; tout droit interdit de reproduction.

Michèle

J’avais pris rendez vous l’autre jour avec un chef d’entreprise, Michèle, âgée d’environ 65 ans, mais avec la classe qui transpirait au travers de sa personnalité  Michèle en paraissait à peine la soixantaine. Elle vint me retrouver chez moi vers onze heures et demie, et déjà elle m’étonna.

         Je dégustais (en compagnie de mon voisin et ami « Joseph » dont je vous ai déjà parlé dans « la dame élégante ») un nouveau blanc sec (assemblage de sauvignon sémillon et muscadelle élevé sur lie, les non épicuriens ne lisaient pas c’est pas votre truc…) que j’avais découvert il y a peu de temps, lors d’un de mes derniers passage, chez moi en gironde, Quand nous entendîmes, le doux bruit harmonieux du 6 cylindres de la magnifique Porsche qui s’annonçait, c’était Michèle qui vînt se garer devant nous, elle en sortit, avec une élégance digne de la femme exceptionnelle, qu’elle représentait à nos yeux étonnés…

         Après les présentations d’usage, j’invitais Michèle à partager un verre avec nous ; après des compliments sur ce cru, Joseph, de bonne éducation, pris congé, nous laissant en toute intimité partager une discussion des plus intelligentes. Il se faisait 13 heures, je l’invitais à partager un repas chez mon voisin le restaurateur de talent qui avait préparé ce jour là des lamproies, pas de surgelé bien entendu, du frais en provenance de la dordogne (le fleuve pas le département ! tout en sachant que la pêche de ce poisson (sans arête mais avec un cordon de cartilage)  qui remonte frayer dans ce fleuve, se termine au mois de mars). Tout cela pour justifier la qualité des plats que concocte ce restaurateur de talent… Ce déjeuner, terminé par un dessert d’exception, accompagné d’un irrish coffee (et oui ! on ne se refait pas), nous décidâmes de rentrer au dépôt prendre un dernier café.

         Chez moi, Michèle pris place sur le canapé, me laissant entre voir des jambes (je vous dis pas !). Je n’imaginais rien de spécial (enfin si…), mais je pensais immédiatement à Maryvonne (avec qui je suis toujours, c’est tellement bien et bon, je regrette d’ailleurs souvent de ne pas l’avoir rencontré plus tôt, cela m’aurait sans doute évité de passer du temps (trente ans) avec celle qui m’a donné quatre merveilleux enfants, tous désirés, je me demande toujours ce qu’elle a pu faire d’aussi bien…), et je dis à Michèle : restons amis, mais je suis sur que toi comme moi (bon ! un peu faux cul) ne souhaitons pas que notre relation aille plus loin…

         Sur ce, Michèle me prit quelques bouteilles, je les mettais dans le peu de place dans sa voiture.

         Nous décidions de rester en contact, elle partit devant les yeux hagards de ma pipelette de voisine (ah ! Georgette).

         Une nouvelle histoire merveilleuse !

l'Italien

   Hier en prospection, je suis arrivé dans une fermette presque entièrement rénovée, un italien venu de la région parisienne me reçoit avec le sourire complaisant des gens de la bas, après les banalités d’usage du style :  « il fait chaud mais c’est mieux que la pluie, l’hiver risque d’être rude »  je lui fait une  longue présentation de mes produits, il m’en commande…

   Au fur et à mesure de la conversation je rempli le bon, et il se rend compte que son épouse est partie avec le carnet de chèque et qu’il n’a pas assez d’espèces sur lui, je flaire alors le n’importe quoi, mais pas du tout, à mon grand étonnement.

   Il me propose d’aller à la ville voisine chercher de l’argent avec sa carte bancaire. Je réagis tout de suite, en lui disant : « nous prenons mon fourgon et je vous ramène » non, me dit-il, je prends aussi mon camion pour vous éviter de revenir.

   «Allez, je vous suis » dis-je aussitôt.                                                     

   Nous démarrons pour passer 2 minutes plus tard devant la banque (il passe sans s’arrêter, je pense alors : « mais qu’est-ce qu’il me fait ») pour stationner, 100 mètres plus loin, devant une grande maison, il descend se dirige vers la porte d’entrée et se rend compte qu’elle est fermée (l’aspect bancaire de cette demeure ne m’apparaît pas et je cherche d’une vision partielle le distributeur de billets ; mais je n’en vois pas, je commence à me poser des questions sur le déroulement probable de cette affaire…).

   Il vient alors vers moi et me dit « c’est fermé, on va aller à l’autre », demi-tour, et nous revenons sur nos pas, et j’attends tout en lui préparant la marchandise, il revient avec une liasse conséquente de billet me paye ce qu’il me doit, nous chargeons alors dans son véhicule, nous nous serrons la main en nous disant à la prochaine, et il ajoute : « si ma femme est moi sommes satisfaits, nous vous rappelons très vite », je lui réponds alors « pas de problèmes, cette qualité ne peut que vous convenir, à bientôt » et il s’en va…

   Des choses bizarres j’en vois presque tous les jours, c’est sans doute ce qui rend mon « job » vivant, attrayant, rempli d’anecdote de ce genre, mais croyez-moi, celle-ci n’est rien à côté de situations encore plus cocasses et maintes fois plus croustillantes, je saurais vous les conter dans les prochaines brèves…

Prochainement d’autres nouvelles.

le domaine de Bossarnet

J’avais une trentaine d’année, j’avais décidé de fouiller dans notre Bordelais à la recherche d’une propriété à vendre dont le prix peu élevé serait une affaire.

Je passais dans un village, j'étais en auto, j’aperçus une dame, je m’arrêtais à sa hauteur, baissais ma vitre pour lui dire « je viens d’apprendre qu’il y avait une maison à vendre ici, pouvez-vous me l’indiquer » après réflexion cette personne me répondit, pour se débarrasser du gêneur que j’étais à ses yeux, qui dérangeait sa quiétude : « oh ben, il n’y en a pas ici, mais je suis sûr qu’il y a une au prochain village » Merci Madame, j’ai donc noté qu’il n’y avait pas que des faux cul sur terre.

Arrivé au village suivant, même topo, j’aperçois une brave femme et je lui formule la même question en lui précisant qu’une dame du village précédent me l’avait signalé… Elle réfléchit, et me dit « non je ne vois pas » et puis elle rajoute « ah si, il y a bien ce chais derrière vous ! » ; Bon je me gare et je vais voir…

Descendu de voiture, je pus voir un chai avec maison attenante, qui faisait l’angle de deux routes qui m’a toute de suite plu (coup de cœur !). Je demandais alors, « mais peut-on la visiter » oh oui me dit-elle, « c’est le voisin qui a la clef ».

Comme j’avais troublé l’atmosphère tranquille de ce village, tous les villageois étaient là pour visiter cette demeure, les occupant pour un instant…L’atmosphère que dégageait cette modeste maison me plaisait beaucoup, je crois que j’en suis tombé amoureux tout de suite. Tous, dans cette baraque, je les entendais dire « il y a beaucoup de travaux à faire, mais elle est toujours intéressante ».

Puis je pose une question à la volée : « vous en connaissez le prix ». L’un me dit « il en voulait 100 000 Francs il y a dix ans de ça » un autre rajouta « n’arrivant pas à la vendre il a baissé le prix à  50 000 Francs » c’est alors qu’une petite voix dit « comme il n’arrive pas à la vendre, il parle de la donner à la commune » et bing !  J’entrevoyais un truc pas possible, tellement l’intérêt d’une transaction devenait irrémédiable.

Je leur dis, « alors vous connaissez bien entendu le propriétaire, j’aimerais le rencontrer ». Les gens me répondirent en cœur c’est Monsieur Dubois, il a hérité de cette maison mais il habite à plus de 80 Km d’ici. « Puis-je lui téléphoner ? » il y avait parmi eux, l’épouse du maire de la commune qui me proposa d’aller chez elle pour consulter le bottin et l’appeler…

Je rentrais en contact avec ce numéro, l’épouse du propriétaire me répondit, je lui expliquais alors brièvement l’objet de mon appel. Après une courte discussion, elle m’apprît qu’il fallait voir son mari qui ne rentrais qu’à 19 heures, je sautais tout de suite sur l’occasion en lui disant « eh bien Madame, ça tombe très bien, je dois me rendre ce soir à côté de chez vous, permettez-moi de faire un petit crochet pour rencontrer votre mari, mais est-ce possible ce soir ? »  « Oui bien sûr »  me répondit elle, alors à ce soir ! Je prenais congé des villageois, sans oublier de les remercier pour leur attitude très sympathique.

Je reprenais ma voiture (bien sur je ne devais pas aller ce soir dans leur coin, mais pour une affaire de la sorte j’étais prêt à faire des kilomètres). Pendant le trajet je commençais à mettre en place dans ma tête l’attitude que j’allais avoir avec le dit propriétaire. Après une réflexion, comme il voulait la donner à la commune, je me proposais de lui en donner 4000F. J’entrevoyais déjà l’affaire du siècle !

J’arrivais chez lui, je rencontrais enfin le dit propriétaire, après des banalités, sur le temps, sur mon job, sur le sien (retraité de la banque ou il avait été directeur d’agence), il m’offrit l’apéritif et au bout d’un moment qui a du durer une demi-heure, il me dit : « alors Monsieur, qu’est ce qui me vaut le plaisir de votre visite ». Eh bien, cher Monsieur, je voulais vous parler de votre propriété situé à Bossarnet et vous faire une offre d’achat. En tant que vendeur (c’est mon métier), je sortais de ma mallette une feuille en lui disant Monsieur je vais vous expliquer ma démarche, je vais vous faire deux colonnes sur ce papier, l’une ou je noterai ce qui est à refaire dans cette maison et l’autre ce qui est en bon état.

Alors bien sûr, je suis resté sur la première colonne ou je n’arrêtais pas de trouver ce qui n’allait pas ; les portes, les fenêtres, le sol, la vétusté du chai pas exploitable, le toit, les cheminées, et et… Il me fixa et me dit « mais vous m’en donnez combien ? ». Alors là, devant ce grand type à l’air sérieux, le 4000F est resté coincé dans ma gorge et je lui disais « 5000F Monsieur », il me dévisagea (je craignais à ce moment-là,  qu’il me retourne une baffe, imaginant que je me moquais de lui !  moi, oh !) et me dit « d’accord 5000 et une caisse de vin, mais vous payez les frais de notaire » j’avais judicieusement eu l’occasion de lui signaler dans notre conversation que je vendais des vins de propriété (jaquarri.fr). Je faisais alors semblant de réfléchir pour lui répondre, « oui d’accord » je m’en occupe et je prenais congé, apparemment conscient d’avoir fait une affaire miraculeuse, mais il me restait encore, à avoir l’avis d’un professionnel du bâtiment, afin de savoir si le jeu en valait la chandelle…

Je partais donc et me dirigeais chez un pote entrepreneur de maçonnerie qui habitait un petit bled près de chez moi. Il se faisait 20H30, son épouse me reçut et me dit « Jacques n’est pas rentré, mais restez manger nous allons l’attendre » Ah, bee d’accord ! C’est alors que j’entendis sa voiture, je me précipitais dehors en lui disant « n’arrêtez pas le moteur, on y va, j’ai une baraque à vous montrer, j’aimerais connaître vos impressions » pour toute réponse il me dit « fait pas chier, on mange d’abord on ira après, ta baraque elle ne veut pas s’envoler ! ». Bon d’accord….

Vers 22 heures 30 nous arrivions dans le village de Bossarnet pour voir cette maison, j’allais chez le voisin qui avait la clef, il dormait, le bruit de la sonnette le réveilla et il apparut l’air pas très aimable à une fenêtre du premier étage, en le voyant je lui dis « c’est le Monsieur qui est passé cette après-midi pour la maison, pouvez-vous s’il vous plaît, me donner la clef, j’ai certaines choses à y voir… » il me répondit « bien d’accord, vous n’aurez qu’à la reposer dans la boite aux lettres » je me suis alors pensé « heureusement qu’il y a encore de bonne pâte pour réagir ainsi » !

Et nous rentrâmes dans la dite maison, il scrutait tout, en professionnel qu’il était, et me dit « tu as l’eau et l’électricité, achète c’est le prix des branchements ». Je devenais ainsi entièrement confiant dans l’achat miraculeux de ce bien.

Nous revenions en discutant de tout et de rien, quand il me dit « as-tu fait un sous seing » qu’est- ce que c’est que ça, lui dis-je : « C’est un acte privé qui te permet de réserver, moyennant dix pour cent de la valeur, la vente exclusive du bien ». Ah bon lui dis-je, je m’en occupe demain !

Arrivé chez lui, nous nous séparâmes, et je rentrais à la propriété ou ma mère qui n’était pas encore couchée, elle avait reçu des amis qui venaient juste de partir, me dit (parce qu’elle me connaît bien, c’est en partie normale c’est elle qui m’a fait) : tu as l’air comblé qu’as-tu fait encore ? Maman je suis sur un coup de maison qui me paraît valable ! Fait attention me dit elle ! Ah ces mères. Un Homme pour une mère reste toujours un enfant, ça doit être comme ça chez beaucoup de gens. J’allais me coucher en pensant au lendemain !

Debout à 6 Heures, toilette et petit déjeuner, je repartais vers 8 Heures, pour aller voir un ancien camarade de classe (avec qui nous étions au fond de l’étude (à l’internat dans un lycée) à manier le verbe…) devenu notaire (il avait pris la succession de son père) pour qu’il me fasse un sous seing. J’y arrivais vers 9H. Il était en rendez-vous, il accepta malgré tout, de venir voir (suite à l’intervention de la secrétaire avec qui j’avais eu quelques années auparavant…) ce dont j’avais besoin. Christophe lui dis-je, « je suis sur un coup, il faudrait que tu me fasses un sous seing » après s’être fait un peu prier (c’est normal pour un notaire de province, et puis on ne se voyait pas très souvent…) il dit à la secrétaire « Roselyne, vous lui faites un sous seing », et se tourna vers moi et me dit « tu vas avoir ton contrat et tu me tiens au courant, bon j’y reviens je suis sur une succession importante, allez salut à bientôt » Roselyne me remit le contrat, nous nous embrassâmes et je repartis, content de moi.

Il me fallait appeler maintenant M. Dubois qui était encore le propriétaire de la maison : « Oui, bonjour Monsieur, mon notaire me signale que nous devons signer un contrat de réservation de votre maison, et je dois vous verser 10% de l’achat, puis je passer ce soir pour faire la transaction ? » « sans problème me répondit-il »

J’y revenais le soir même, et, écoutez, bien, j’ai réservé ce bien avec un chèque de 500 balles, ça devenait du délire !

Réservation faîtes je pris rendez-vous avec le camarade notaire pour acheter légalement cette baraque…

Le jour arrivait, nous nous retrouvions devant lui ..  Après nous avoir lu le contrat de vente, le Notaire me regarda et me dit « Monsieur Jaquari afin de concrétiser cet acte, vous devez maintenant  4500F à  Mr. Dubois ici présent »,  j’enchaînais aussitôt en me tournant vers  Mr. Dubois et lui dis « Monsieur, vous n’attendiez pas après cette vente, j’ai de grosse sortie professionnelle actuellement, si vous le permettez je vais vous faire deux chèques, le premier pour maintenant et le deuxième pour dans 15 jours » j’avais déjà sorti mon carnet et avant qu’il est pu approuver je commençais à rédiger les chèques. Il me remercia et empocha les deux papiers. Oui je sais ce n’est peut-être pas la meilleure manière de se grandir, mais ce fut ma technique pour étaler le paiement.

Puis nous prîmes congé, sans avoir échangé quelques mots en particulier avec le camarade notaire, il me rétorqua : « alors là Jaquari, bravo ! Je n’ai jamais vu ça ». Conscient d’avoir fait une bonne affaire, je partais retrouver la demeure qui était maintenant à moi… sans oublier de dire au notaire, « tu passeras m’en faire une estimation légale, pour la produire à cet escroc de banquier »…

Je reprenais alors contact (bien que nous soyons souvent ensemble) avec mon pote l’entrepreneur, pour lui demander de m’établir un devis des travaux à effectuer ; ce qu’il me fit dans les quinze jours.

J’en suis resté l’heureux propriétaire pendant cinq ans, j’écrirais une nouvelle brève pour vous raconter comment s’est passé ma vie dans ce qui allait devenir le « domaine de Bossarnet ». Je n’oublierai jamais cet épisode de ma vie, qui fût, vous devez vous en douter, merveilleux…

le domaine de Bossarnet (suite)

Peu de temps après l’acquisition de cette propriété, je constituais « le domaine de Bossarnet ». D’ailleurs, la première fois ou nous avons débarqué la bas, avec voitures et fourgons (les vendeurs les livreurs) tous marqués publicitairement au nom du Domaine de Bossarnet, je vous dis pas la tête des voisins, ils devaient se dire « mais il est fou ce type », effectivement je ne rentrais pas dans leur cadre de pensée unique. Ah là la !

Les travaux effectués, cette demeure devenait non seulement habitable mais agréable à vivre, j’y venais donc régulièrement, tout d’abord professionnellement puis quelques mois après j’avais le plaisir d’y recevoir mon épouse et les enfants, à qui ils doivent rester des souvenirs impérissables, comme, les parties de cache cache dans le château voisin, qui appartenait à un banquier de Paris (il y passait certains week-end pour la chasse en particulier), qui, séduit par la manière de se comporter des enfants (c’est sans doute ça l’éducation, certains parents feraient bien de s’en inspirer…), leur avait permis de venir s’y amuser. A ce propos du Château, il faut que je précise, lorsque je me présentais auprès des nouveaux clients comme le gérant du Domaine de Bossarnet en vue de la vente de mes vins, ces clients potentiels me disaient souvent : « ah oui nous connaissons, quel magnifique Château » je ne leur précisais pas qu’il ne s’agissait que du chai à coté, et puis quoi ! Il faut bien faire rêver les gens, trop souvent triste !  Pour ceux qui voulaient avoir l’honneur d’y être reçu, j’expliquais que nous étions en période de travaux au château, je les recevrais avec plaisir au chai à coté… (Oh bais alors ! je suis vraiment désolé que des gens ne puissent pas comprendre ça, enfin…).

Par contre j’y recevais régulièrement des copains ou surtout des amis pour y faire la fête, ils ne se faisaient pas prier pour venir à ma table, qu’ils savaient d’excellente qualité « Mère Jaquari »  oblige...

Je me rappelle d’un jour d’été ou je m’y trouvais seul un soir; je rencontre le voisin, de mon âge, en instance de divorce qui s’était acoquiné avec une dame du coin (et d’ailleurs pour qu’il ne puisse pas y avoir de constat d’adultère à son encontre, ils dormaient tous les deux sous une toile de tente devant leur maison…), je m’associe à leur solitude, et les invite à dîner; quelle soirée ! La bouteille de cognac (une fine champagne de 15 ans) déjà entamé, ne lui a pas suffit, il a fallu en ouvrir une autre ! Mais comme le disent ceux qui connaissent le coran, ce n’est pas l’alcool qui est interdit, c’est l’ivresse. Il finit par s’endormir sur mon canapé, nous laissant dans une discussion pas très intéressante avec sa dulcinée, puis en titubant, ils partirent se coucher sous leur fameuse toile de tente, en me précisant : « la prochaine fois ce sera chez nous, enfin nous l’espérons, ce putain de divorce ne va sans doute pas durer ! ».

Nous nous invitions régulièrement, les mois passèrent, le printemps se finissait. C’était l’époque où, j’avais sollicité l’aide d’une jeune connaissance d’Orléans, Michel (un cousin de mon  beau-frère) un maçon en quête de boulot, pour faire de menus travaux au domaine, Ce soir-là je rentrais au domaine, lorsque j’aperçois le voisin, toujours joviale et de bonne humeur qui rentrait de la pêche, il me dit avec un large sourire : « vient à la maison ce soir je reçois un copain extra, on va se marrer », d’accord, mais je viens avec Michel, nous y serons vers 20 heures…

Nous nous sommes effectivement amusés, mais il faut que je plante le décor de cette soirée peu banale. Nous arrivons à 20h30 pour rencontrer le voisin, son copain (un gars dans nos âges, qui s’occupaient de faire faire des ballades, aux touristes, dans les collines du coin, avec ses chevaux), ses quatre enfants (tous plus délurés les uns que les autres), et la mère du fameux copain (une dame d’environ 80 ans, une pêche pas possible, souriante, qui avait toujours une blague à sortir, grâce à sa manière de conter (il lui manquait beaucoup de dent) tout le monde était plié de rire), et la nouvelle amie du voisin. Nous avons festoyé longtemps, mais à cette époque à  21h.  il  fait encore jour… A la fin du repas, tous bien chaud, nous décidâmes de faire une partie de belote à quatre ; le voisin avec Michel et moi avec le copain (qui se trouvait être l’amant de la femme du voisin, je l’avais compris au fil du repas…) Faut suivre ! On a passé les parties de jeu, à tricher grossièrement, les deux autres ne voyaient rien, les yeux englués par l’alcool, c’était vraiment du délire ! Nous nous quittions vers 23H. Michel regagnait ses pénates dans la grange et moi ma chambre.

Puis vint l’époque des soucis, peu agréable, que peut connaître tout chef d’entreprise ;  un mauvais millésime qui avait mis par erreur à la vente, les malversations de certains employés (reconnues par le tribunal de commerce, mais trop tard le mal était fait) des charges qui devenaient insurmontables , et pour couronner le tout car je n’avais pas le temps de m’occuper de tout, alors j’ai fait confiance, le maçon (en charge de travaux au domaine) m’a complètement escroqué (ce qui n’étonnera pas ceux qui connaissent les gens du cru) pour finir par racheter, pour une bouchée de pain bien entendu, cette propriété à la barre du tribunal. Il s’en est d’ailleurs vanté, plusieurs années après, d’avoir fait une bonne affaire. On ne se refait pas : « escroc d’un jour, escroc toujours ».

Et voilà comment c’est terminé, cette belle aventure, qui reste encore aujourd’hui un excellent souvenir.

Je tourne la page et je passe à autre chose.

Le voisin

   Le voisin,  propriétaire lui aussi d’un ensemble viticole, était le médecin de notre commune, catholique assidu qui fréquentait notre charmante église pour assister à la messe dominicale que nous donnait notre excellent Abbé, Jean Ingle, décédé à ce jour, c’est d’ailleurs lui qui nous maria devant l’autel, en nous permettant de mettre une musique en fond sonore et de filmer la cérémonie C’est donc vous dire si ce prêtre était à la hauteur de ce qu’un paroissien peut attendre des gens d’église, je crois que certains donneurs de leçon d’aujourd’hui devraient en prendre de la graine, cela leur ferait beaucoup de bien, à ces escrocs qui ne sont que des intellectuels à deux balles...

   Il me vient à l’esprit que ce film, monté par un réalisateur connu (invité et ami de mes parents, un teigneux décédé de sa belle mort à plus de 90 ans),  ne nous a en fait, jamais donné ce film…).

   Ce voisin le Docteur Boulla, camarade de classe de mon père, avait cinq enfants, tous aussi imbus de leur personne que leurs parents, dont Françoise qui était de mon âge, m’avait rétorqué un jour que nous jouions ensemble chez eux, car cela avait du mal tourner, « vas t’en, tu es ici sur mes terres », c’était sa réponse face à mes propos, j’apprenais ainsi que « toute vérité n’est pas bonne à dire, mais, que seul la vérité blesse », les petites gens d’esprit n’hésitent pas à s’égarer dans des propos minables et discourtois, quel que soit leur âge. Il y avait aussi Michel, un de ses frères plus jeune de deux ans, avec qui, ils nous arrivaient de nous rencontrer au club de judo (notre professeur Alain Aimet était champion de France militaire…), j’adore l’esprit du judo : profiter de la force de l’adversaire pour le renverser tout en le respectant, sans oublier les saluts de fin de combat.

   Je me rappelle malgré tout bien de ce voisin, qui avait un frère (lui aussi camarade de classe, mais bon copain de mon père), celui ci préférait prendre son vin chez nous, c’est vous dire « la couche que se trimballait le docteur  son frangin ».

Un dépôt

   En 1995 je roulais en Eure et loir, j’allais en Bretagne, c’était un samedi, quand soudain  je traverse un village ou se déroulait le marché (hebdomadaire) et je me dois de constater qu’il y avait un monde pas possible. Comme à mon habitude, à cette époque là, je n’avais pas trop le temps de m’arrêter (pour de tels faits) mais, après réflexion je me promets d’y revenir ; ce que je fis quelques jours plus tard, dans le but d’essayer de trouver une idée (car habiter en région parisienne, cela ne me convenait plus trop, j’étais trop limité dans cette activité ou je commençais à perdre mon temps et mes clients, sans trop pouvoir les renouveler à ma guise, le système prendre des commandes, puis toutes les faire expédier par transporteur depuis mes amis producteurs devenait un mauvais système) comme directement un local, car les loyers ici était certainement moins chers que dans la R.P. que j’apprécie, ou j’étais bien conscient que tout démarrait, tout se décidait (si la France a toujours un métro de retard sur les Etats-Unis, la province a très souvent une rame entière de retard sur la capitale), j’allais donc employer mon stratagème favori, je rentrais chez un commerçant en lançant à la cantonade « Bonjour Messieurs-dames, on m’a dit qu’il y avait un local à louer par ici…, vous pouvez m’indiquer où il se trouve » et là, les quelques clients, la vendeuse et le patron se regarde, interrogatif, et tout le monde y va de son laïus  « bais y a bien la maison à coté mais je crois qu’elle vient d’être loué, ou faut vous adresser à Martine à la mairie elle vous renseignera, etc …), alors je ressorts sans résultat, je rentre alors dans un commerce voisin, ou la dame seul dans sa boutique, après réflexion me dit « oui il y a bien l’ancienne forge, mais je crois qu’il y a déjà la moitié de loué à des infirmières, enfin vous pouvez allé voir », ce que je fais aussitôt, je vais rencontrer la propriétaire des lieux, une dame d’une soixantaine d’années, très sympathique qui me propose aussitôt de visiter la chose, après une brève discussion, nous convenons d’un prix, et je dis que je lui confirme mon approbation par téléphone dans le but de lui soumettre un contrat de location sous seing privé. Puis quelques jours après, je commence à aménager (la famille reste bien entendu à Paris, ou ils ont tout à proximité, l’endroit que j’ai découvert me servant professionnellement uniquement, bien entendu), proposant à la propriétaire d’effectuer des travaux de confort de ce local. Et voilà comment je commence à vivre dans le perche gouet. Au début j’y viens deux samedis par mois, recevant les gens susceptibles d’acheter du bon vin (l’idée qui pointe dans mon esprit, est que les parisiens qui viennent en week end, dans leur résidence secondaire n’ont bien souvent pas de cave, et qu’il ne se déplace pas avec leur vin, représentent donc des clients potentiels ; au début beaucoup de gens (du cru ou autres) sont venus me rencontrer pour me demander des « cubis » ou du vin de tous les jours, mais point de tout ça chez moi, uniquement de la bouteille, expliquant que le vin est un produit sérieux, que seul le viticulteur connait, après maintes dégustations, les périodes pour le mettre en bouteille. D’ailleurs RABELAIS n’a-t-il pas dit « jamais homme noble ne hait le bon vin ».

   Les habitants du coin n’ont jamais très bien compris, comment je fonctionnais, une cave ouverte deux jours par mois, puis tous les samedis maintenant, c’est incompréhensible surtout pour ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, les FMC en particulier.

   Plus de vingt ans ont passés, je suis toujours présent dans ces lieux, le marché hebdomadaire se meurt, malgré tout le voisinage ne m’a toujours pas entièrement accepté, car les gens (d’ici ou d’ailleurs) n’aiment pas les gens qui ne vivent pas comme eux… Je conserve ce dépôt car il est au centre de mes nombreux secteurs de prospection.

La dame élégante

 

     Ce jour à la veille de l’automne, période de fatigue morale et physique (je ressens le besoin d’écrire pour étaler mes états d’âmes…)  due sans doute au changement de saison, ou peut être aux problèmes engendrés par les caisses (retraites sécu urssafieux ou ou…) : les salariés n’imaginent certainement pas le nombre de profiteurs ou de vérificateurs des travaux finis ou d’inspecteurs ou de directeurs ou d’assistés en n’importe quel genre que nous faisons vivre (contrairement à notre voisin allemand ou la confiance des entrepreneurs est de rigueur) ; une des dernières trouvailles de notre gouvernement (celui de 2009) n’est-il pas d’aider les riches contribuables au détriment des dettes insufflées par notre protection sociale qu’il met à mal (mais Monsieur le président François MITTERRAND avait prévenu en son temps que les prochains feraient tout pour détruire la retraite à 60 ans, et la parfaite protection sociale dont nous avons bénéficiée jusqu’à ces derniers temps et je rajouterai, s’en mettre plein les poches, de nouveaux scandales d’argent pas très propres voient le jour de tout bord, mais heureusement le contre poids, est fait par des gens comme José BOVE, J. Luc MELENCHON, Daniel COMBENDIT ou encore Monsieur STRAUSS-KAHN , et bien d’autres gens d’esprit, rendu obligatoire dans ce monde survolté…)

     je prospectais donc, dans la campagne, comme je l’ai fait remarquer à maintes reprises, cette région située à environ 200km de Paris est formée de gens de souche pour la plupart inintéressant de par leur conviction intellectuel, mal dégrossi, ou les femmes ne sont réellement pas très désirables, nous sommes toujours ou encore dans le centre de la France, vraiment pas reluisant, un certain retard intellectuel est à noter, toujours prêts à se moquer des gens qui ne leur font pas l’honneur de vivre comme eux, mais il faut de tout pour faire un monde… ne sont ils pas là aussi pour prouver que nous sommes les meilleures !

     J’arrivais  dans un cul de sac ou se trouvait deux maisons, l’une apparemment inoccupée, sans doute la résidence secondaire d’un parigot (il n’y a, sans aucun doute pas de mal à ça, car ils font revivre nos belles mais devenues tristes provinces, en apportant dans ces lieux leurs manières de vivre assez différentes), l’autre une plus petite maison qui sentait la finesse et le bon goût où les aboiements d’un chien paraissaient couvrir le bruit du moteur de mon auto ; une femme élégante en sortie et se dirigea vers le portail ou je me tenais… Après une présentation sommaire de ma personne et de mes produits, elle se laissa tenter par du miel (miel de ronce, délicieux et rare) par du cidre (de la région voisine) et par du blanc moelleux (Côtes de Bordeaux St Macaire : appellation prestigieuse de notre Bordelais).

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     Après avoir été invité à rentrer, pour me payer les produits, le chien jeune et fou, voulut au passage s’amuser avec moi en me sautant dessus, maculant ainsi ma belle chemisette blanche, de la terre glaiseuse qu’il portait sous ses pattes, cette dame élégante étant confuse me proposa une serviette imbibée d’eau chaude pour faire partir le plus gros des taches… J’acceptais, mais un peu gauche de nature (ah la gauche ça me plait bien : gauche caviar comme DSK qui est certainement tombé dans un piége politique, comme, fut écarté de la présidentielle en son temps, une autre personnalité politique, d’un autre bord d’ailleurs, avec l’affaire clear stream (cette Homme politique me convient peut être aussi car nous avons tous les deux une maison dans une province Française commune, séparée d’une vingtaine de kilomètres), qui est lui aussid’ailleurs, blanchi en appel à ce jour : ah les pièges politiques sont à la mode actuellement, « dans quel monde vit on ! Ma pauvre dame  », les taches n’étaient pas parties.  La dame élégante me proposa en tout bien tout honneur d’enlever ma chemisette pour la nettoyer plus efficacement, là encore j’acceptais (j’accède volontiers aux demandes d’une jolie femme, on ne se refait pas !). Certainement par mégarde, à ce moment de la situation, la jolie veuve me frôla, moi torse nu, mon Dieu quel effet, nous nous regardâmes, nos visages se rapprochèrent pour terminer par un baiser langoureux, elle me précisa alors, « n’allons pas plus loin, c’est la maison de mon défunt mari, son départ est encore trop récent ! » Digne et bien élevé j’en prenais bonne note et je m’autorisais à penser que c’était mieux ainsi…

      J’allais prendre congé, quand une autre conversation s’installa, je la félicitais pour sa maison coquète et bien tenue et m’extasiais devant ses bibliothèques ; elle me dit alors « ce sont les ouvrages de mon fils chéri Frédéric disparu trop tôt d’une vilaine maladie, je ne me séparerai jamais de certains, mais si d’autres vous intéressent nous pourrions faire affaire » après réflexions je lui réponds: « j’ai un ami du nom de Joseph, qui est dans le commerce de livre ancien,  qui pourrait être intéressé par certains ouvrages », je lui demandais alors la permission de revenir avec lui pour qu’il juge sur pièce, ce qu’elle accepta volontiers…

    Cette fois, je pris congé en lui précisant que je reviendrai éventuellement cette après midi accompagné de mon ami des livres.

     A 13 heures je rentrais à un de mes dépôts quand je remarquais la moto de mon ami devant chez lui, je m’arrêtais pour lui dire ma trouvaille du matin et nous convenions d’aller ensemble chez la dame élégante l’après midi. Je prenais rendez vous avec celle ci, lui précisant que nous y passions après 17 H. sans pouvoir lui préciser l’heure exact… Sur ces entre faits, Joseph vint me voir et me dit qu’il avait un rendez vous à 18 H. à Evry, je lui réponds dans la foulée on va tout de suite chez la dame élégante, je ne voulais pas prendre trop de temps sur ma soirée, j’avais moi aussi du travail à faire.

     En chemin mon ami Joseph, avec un sourire malicieux se demandait où je l’amenais, il était d’ailleurs de plus en plus intrigué (oui enfin !) en voyant la multitude de petites routes que j’empruntai (je ne sais pas comment tu fais pour t’y retrouver… me dit il !) puis le petit chemin par lequel on accédait à la demeure, en arrivant bien en avance sur l’heure prévue, nous n’avons eu que le temps d’apercevoir la dame élégante à demie nue, une serviette passée sur les épaules. Joseph me dit alors « dans quel traquenard tu m’amènes ». Puis habillée, elle vint vers nous au portail, et déjà je me confondais en excuses de la déranger plus tôt que prévu : « Je prenais un bain nous dit elle ».

     Nous fûmes autorisés à rentrer pour voir les dites œuvres, après des échanges courtois  et intéressants, Joseph arrêta son choix sur cinq ouvrages anciens, certains avaient des  rousseurs, mais vendables. La dame élégante nous proposa, vu le modeste prix de la transaction, de les échanger contre certaines bouteilles de vins, je répondis alors « je vais en chercher ».

     Comme je n’y allais pas assez vite la dame élégante me toisa et me dit « bon allez-y » Joseph lui aurait-il tapé dans l’œil pour qu’elle prenne ce ton avec moi, avec qui…

      Quand je revins, la dame élégante expliquait que dans sa vie antérieure elle avait été une chanteuse lyrique, et nous proposa de l’entendre en nous fredonnant une chanson de son cru en rapport avec la vie de son fils chéri : quelle voix !  C’était merveilleux. Elle, si gaie si joyeuse, dans ces moments inoubliables…Je lui dis alors « vous êtes intarissable sur la vie de votre fils », elle me toisa et répéta comme si elle ne comprenait pas : « intarissable » Avais je dis une bêtise ou est ce que j’enrichissais son vocabulaire, ça me taraude l’esprit, pourquoi cette réaction, face à ce mot anodin pour moi, qui voulait bien dire ce qu’il voulait dire…

    Je me demande comment une épouse, mère d’un enfant élevé par une nourrice, un peu de sport (si Churchill voyait ça !), puis une retraite confortable, sans oublier un peu ou beaucoup de travail au noir qui déstabilise tant l’économie, mais fait la joie des profiteurs (tant à la mode, actuellement, il n’y a qu’à voir certains politicards et pas des moindres…) de notre mode de vie actuelle où l’on nous permet ou nous empêche légalement tout et n’importe quoi, peut vivre autrement que dans ces conditions qui paraissent bien précaires, enfin !  Alors que, les petites gens, sans envergure intellectuelle,  collaborent à fond à ce genre de crise…

     Puis nous repartîmes, c’était la première fois que pareille chose arrivait entre nous, est-ce le début d’un business qui pourrait être sans doute intéressant pour des gens qui comme nous, ne vivons pas dans les règles de la pensée unique. 

      A croire que certains pensent que la réussite est forcément financière et pas intellectuelle, familiale, conviviale. J’en suis de toute manière persuadé… Pauvres gens.

     Je crois que lui comme moi, divorcés une fois et père de trois et de quatre enfants sommes fiers d’avoir donné la vie à des rejetons bien éduqués, et, de ce que nous apportons à la nation qui nous le rend bien certaines fois (John F. KENNEDY n’a t il pas dit : « avant de te demander ce que l’état peut faire pour toi, demande toi ce que tu peux faire pour l’état » nous, nous avons donné des cotisants, qui paieront même la retraite, de ceux qui n’ont eu qu’un voire pas d’enfant, ces gens là se doutent ils de leur malheur et de la joie que nous avons de voir progresser nos enfants).

     Toujours est il, que de retour chez nous, je facturais aussitôt la vente de la transaction. Joseph me paya rubis sur l’ongle.

     Puis chacun chez soi et au boulot…