RESVERATROL

Source DOCTISIMO, WIKIPEDIA, La Santé Dans l’Assiette, Nutra News,

Un antioxydant est une molécule (Les molécules possédant au moins plusieurs dizaines d'atomes sont appelées macromolécules ou polymères. qui ralentit ou empêche l'oxydation d'autres substances chimiques à leur contact). Une réaction d'oxydoréduction ou réaction redox est une réaction chimique au cours de laquelle se produit un transfert d'électrons. L'espèce chimique qui capte les électrons est appelée « oxydant »; celle qui les cède, « réducteur ».

Les réactions d'oxydoréduction constituent une grande famille comprenant de nombreuses réactions chimiques, puisqu'elles interviennent dans les combustions, certains dosages métallurgiques, la corrosion des métaux, l'électrochimie ou la respiration cellulaire. Ces réactions jouent en particulier un rôle fondamental en biologie, dans la transformation de l'oxygène en eau (H2O) au sein des organismes vivants. Elles sont également massivement utilisées par l'industrie humaine, à l'exemple de l'obtention de la fonte à partir de minerais composés d'oxyde de fer, par réduction, puis de fer et d'acier à partir de la fonte, par oxydation.

Cette variété s'explique par la mobilité de l'électron, sa légèreté et son omniprésence dans toutes les formes de la matière.

L'oxydation fait partie d'une réaction d'oxydoréduction qui transfère des électrons d'une substance vers un agent oxydant. Cette réaction peut produire des radicaux qui entraînent des réactions en chaîne destructrices. Les antioxydants sont capables d'arrêter ces réactions en chaîne en se réduisant avec les radicaux et annihilant ainsi leur action. Ces propriétés se trouvent beaucoup dans les familles des thiols et des phénols. Les thiols sont des produits sulfurés artificiels (Lebeau, Courtois, Pharm. chim., t. 1, 1929, p. 483).Nom générique des alcools (thioalcools) et des phénols (thiophénols) dans lesquels l'atome d'oxygène est remplacé par un atome de soufre (Méd. Biol.t. 31972).

La majorité des êtres vivants ont besoin de dioxygène pour assurer leur existence alors que l'oxygène peut produire des radicaux libre qu'on appelle aussi des espèces réactives de l'oxygène (ROS, pour reactive oxygen spécies) toxique pour l'intégrité de la cellule1 , c’est notamment le cas au niveau des mitochondries d’une cellule. Cependant, les organismes possèdent un système d'antioxydants et d'enzymes qui agissent ensemble pour empêcher l'endommagement des composants des cellules comme l'ADN, les lipides et les protéines.

Dans les années 1990, les résultats d'importantes études scientifiques sur les antioxydants se sont révélés encourageants. Il s'est ensuivi une promotion médiatique effrénée des aliments contenant des antioxydants, et l'explosion des ventes d'antioxydants en complément alimentaire. Les études suivantes, portant notamment sur des compléments alimentaires, ont donné des résultats contrastés. En 2017, la consommation de fruits et légumes est recommandée, mais celle de compléments alimentaires ne l'est pas.2

Les antioxydants sont aussi beaucoup utilisés par l'industrie comme conservateurs pour les aliments, les cosmétiques, ou encore pour préserver le caoutchouc ou l'essence

Le terme « antioxydant » (on dit parfois antioxygène) était à l'origine utilisé pour désigner les substances chimiques qui empêchent les réactions avec l'oxygène. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les propriétés des antioxydants ont été largement étudiées pour leur utilisation dans les procédés industriels afin de réduire par exemple la corrosion des métaux, la vulcanisation du caoutchouc et la polymérisation des carburants dans les moteurs à explosion.

Dès les années 1980, on envisagea une relation entre la consommation de fruits et légumes et un effet protecteur contre la cancérogenèse. Cette hypothèse, inspirée notamment par les effets bénéfiques du régime méditerranéen (plus précisément du régime crétois), ayant été confirmée par une vingtaine d'études, on supposa que l'effet antioxydant de certains aliments en était à l'origine.

Commencée en 1994, l'étude française SU.VI.MAX7,8 (pour suppléments en vitamines et minéraux antioxydants) a suivi pendant huit ans près de 13 000 adultes âgés de 35 à 60 ans afin de déterminer l'efficacité d'une supplémentation journalière en vitamines antioxydantes (vitamine C, 120 mg, vitamine E, 30 mg, et β-carotène, 6 mg) et en minéraux (sélénium, 100 μg, et zinc, 20 mg) à doses nutritionnelles, dans la réduction des principales causes de mortalité précoce (cancers et maladies cardiovasculaires). Ses résultats montrent que l'apport d'antioxydants, à des doses comparables à celles d'une alimentation saine, font baisser de plus de 30 % le risque de cancer et la mortalité des hommes. En revanche, aucune différence n'a pu être mise en évidence chez les femmes, peut-être parce qu'elles consomment plus de fruits et légumes que les hommes ou qu'elles fument moins.

Ces résultats incitent à manger beaucoup de fruits et légumes, sources d'antioxydants mais aussi de sels minéraux et de vitamines. On a estimé que 9 % des cancers pourraient être évités en France grâce à une consommation quotidienne de cinq portions de fruits et légumes, une portion correspondant à un gros fruit, 100 g de crudités ou 200 g de légumes cuits.

  • Les résultats discordants pourraient s'expliquer par l'origine de l'antioxydant : les formes chimiques naturelles, qui existent dans la nature (aliments) seraient les seules efficaces. Un excès d'antioxydants, notamment synthétiques, serait nocif. Prenant l'exemple de la vitamine E, généralement proposées dans les suppléments sous la forme d'α-tocophérol, on constate que dans la nature, elle est plus souvent sous la forme de β-tocotriénol. D'où les biais possibles dans les études.
  • L'apparition des cancers est liée à la modification d'un gène suppresseur de tumeurs, et dans plus de 50 % des cas à une mutation du gène codant la protéine p5310,11. Les antioxydants interagissent dans le processus d'activation de ladite protéine dans la cellule, qui est liée à la signalisation dans le mécanisme d'apoptose. Les antioxydants pourraient ainsi avoir un rôle anti-cancérigène, en tant qu'activateurs de la protéine p53 ou pro-cancérigènes12,13 dans le cas d'un cancer déjà déclaré.

Les antioxydants les plus connus sont le ß-carotène (provitamines A), l'acide ascorbique (vitamine C), le tocophérol (vitamine E), les polyphénols et le lycopène. Ceux-ci incluent les flavonoïdes (très répandus parmi les végétaux), les tanins (dans le cacao, le café, le thé, le raisin, etc.), les anthocyanes (notamment dans les fruits rouges) et les acides phénoliques (dans les céréales, les fruits et les légumes).

Les aliments végétaux représentent nos principaux apports d'antioxydants, certains fruits et légumes sont particulièrement riches en antioxydants, on attribue le caractère antioxydant de ces aliments à leur riche teneur en vitamine C, caroténoïdes (dont les lycopènes), flavonoïdes, composés phénoliques, terpénoïdes et resvératrol.

La myrtille : très riche en vitamine C, E et en fibres comme la fraise, la framboise et la mûre.

La prune : présence de polyphénols et de vitamine C, le pruneau : riche vitamines A et E.17

L’avocat : très riche en vitamine E.18

Les épinards : très riches en vitamine B9 et en calcium, le Brocoli : concentré de vitamines A, B, C, E, tout comme le chou vert et le chou de Bruxelles, la betterave : riche en vitamine A, B6 et B9 et C.19

L'ail : très riche en antioxydants, dans l'Antiquité, il était considéré comme un médicament.

L’orange, le kiwi : très riches en vitamine C.

Notons que même certaines épices comme le clou de girofle et la cannelle ainsi que certaines herbes comme l’origan et le persil sont aussi très riches en antioxydants.20

Lors de la cuisson, certains antioxydants tels que la vitamine C sont inactivés, alors que d'autres se transforment pour devenir plus actifs ou plus facilement absorbables par le système digestif. C'est le cas des lycopènes de la tomate. En effet, la cuisson de la tomate augmente la quantité de lycopène biodisponible, la chaleur le libérant des cellules de la tomate. Ainsi, il y a environ quatre fois plus de lycopène biodisponible dans la sauce tomate que dans la tomate fraîche.

Le sirop d'érable, un produit dérivé de la sève de l'érable, contient plus de vingt antioxydants21.

Le vin rouge est riche en polyphénols (en particulier resvératrol, procyanidines). Mangez mieux, buvez moins… Tel est le leitmotiv généralement réservé aux hommes de plus de 50 ans. Pourtant, selon une étude américaine, une consommation modérée d'alcool améliore la capacité d'apprentissage des personnes âgées. Les résultats montrent que, chez les hommes de plus de 50 ans, les non-buveurs et les gros buveurs sont plus sujets à des détériorations mentales que les personnes ayant une consommation modérée de boissons alcoolisées  : de meilleurs résultats aux tests d'apprentissages des septuagénaires ont été enregistrés chez ceux consommant une boisson alcoolisée par jour vers l'âge de 50 ans, par rapport à ceux qui buvaient plus ou ne buvaient pas.

"Parce que la démence est une situation très répandue et accablante chez les personnes âgées, un bénéfice, même modeste, pour la santé mentale pourrait avoir de grandes conséquences en matière de santé publique pour le troisième âge", écrivent les chercheurs. Toutefois, tempèrent-ils, "bien que ces résultats soient un élément de plus confortant l'idée selon laquelle une consommation modérée d'alcool est bonne pour la santé, nous recommandons la prudence quant à la conseiller à toutes les personnes âgées. Les risques pour la santé peuvent outrepasser les bénéfices potentiels chez beaucoup de personnes âgées".L'alcool contre les tumeurs ?

Outre le coeur, l'autre grand thème de recherche sur les effets bénéfiques du vin, c'est le cancer. S'il est bien démontré qu'à haute dose, la consommation d'alcool est responsable de l'apparition de certains cancers (bouche, gorge, oesophage…), les polyphénols contenus dans le vin pourraient avoir au contraire une action positive. Leur effet est notamment cité dans la prévention du cancer du sein 5. Le polyphénol qui semble paré du plus grand nombre de vertus est le resveratrol. En effet, ce composé a montré des capacités à limiter la prolifération de cellules tumorales 6, 7, 8. Mais la plupart de ces études ont été menées in vitro, et son action réelle reste ainsi hypothétique…

Quand la bouteille monte à la tête !: Outre un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires, le vin serait également bénéfique pour les capacités cognitives. Plusieurs études soulignent ainsi des effets positifs sur les neurones 9. Il préviendrait notamment l'apparition de démences séniles 10 ou de la maladie d'Alzheimer 11. Là encore, il pourrait s'agir d'une action des antioxydants contenus dans le vin.

Propriétés médicinales

Le lycopène est le caroténoïde le plus puissant pour l'élimination intracellulaire des atomes d'oxygène (fortement oxydants en radicaux libres).
Son efficacité est due à sa liposolubilité, les radicaux libres se formant dans la partie lipidique des cellules.

Selon les recommandations du Fonds mondial de recherche contre le cancer6, le lycopène  contenu dans le pamplemousse (mais aussi dans d'autres fruits, dont la tomate) aurait un effet protecteur contre le cancer de la prostate.
La consommation régulière d'aliments contenant du lycopène est aussi associée à une réduction des risques de maladie cardio-vasculaire, du diabète, de l'ostéoporose et même de problèmes de fertilité masculine, et peut-être d'autres cancers dont ceux de l'œsophage, du côlon et de la bouche.

 Un poison en excès :Donc le vin, consommé avec modération, n'est pas forcément un ennemi de votre corps. Mais dès que l'on va dans l'excès, il devient un véritable poison. Parmi ses effets nocifs bien connus, citons notamment : Des cancers des voies aéro-digestives supérieures (bouche, gorge, oesophage…) ; Des cirrhoses ; Des problèmes cardiovasculaires ; De l'hypertension artérielle.

Le "French paradox" a contribué à rendre le vin français encore plus populaire : il protègerait des maladies cardiovasculaires. Au coeur de ces propriétés, on retrouverait encore une fois les incontournables antioxydants !

On connaissait le "French paradox", selon lequel le vin diminuerait les affections coronariennes. Certaines études estiment aujourd'hui que la bière, consommée raisonnablement, protègerait de l'infarctus du myocarde… Si l'on parle beaucoup des vertus du vin, qu'en est-il de la bière, autre boisson alcoolisée très consommée par les Français ? Ce breuvage mousseux semble bien cacher quelques vertus insoupçonnées ! Qu'elle soit blonde ou ambrée, non seulement elle ne ferait pas grossir, mais elle serait même bonne pour le coeur ! A condition bien sûr de ne pas faire d'excès…

Le chocolat noir a un indice ORAC proche de 13 000, ce qui le classe parmi les plus importantes sources d'antioxydants22.

.De plus en plus médiatisés dans le domaine de la santé, les antioxydants sont présentés comme des produits miracle. On leur prête de nombreux bienfaits, et on va jusqu'à affirmer qu'ils apportent santé et vitalité au corps humain, bref, qu'ils constituent la clé de la longévité. Intéressons-nous tout d'abord à leur nature.

Les antioxydants sont des substances chimiques présentes dans certains aliments. Ils représentent des molécules qui agissent contre l'oxydation causée par des substances chimiques "nocives", que l'on nomme les radicaux libres . Ces derniers sont générés par l'organisme lors de processus naturels, mais ils peuvent être augmentés par certains environnements, par exemple la fumée de cigarette ou bien la pollution urbaine.

De par leur structure, ils détériorent les autres cellules via un phénomène d'oxydation. Les radicaux libres sont des toxines qui provoquent le vieillissement et certaines maladies. Le rôle des antioxydants est donc de les "bloquer". Pour résumer, les antioxydants protègent notre organisme en agissant sur les cellules abîmées par les radicaux libres

Les polyphénols constituent une famille de molécules organiques largement présente dans le règne végétal. Ils sont caractérisés, comme l’indique le nom, par la présence d'au moins deux groupes phénoliques1

Les polyphénols constituent une famille de molécules organiques largement présente dans le règne végétal. Ils sont caractérisés, comme l’indique le nom, par la présence d'au moins deux groupes phénoliques1 associés en structures plus ou moins complexes, généralement de haut poids moléculaire. Ces composés sont les produits du métabolisme secondaire des plantes.

Les polyphénols prennent une importance croissante, notamment grâce à leurs effets bénéfiques sur la santé2. En effet, leur rôle d’antioxydants naturels suscite de plus en plus d'intérêt pour la prévention et le traitement du cancer3, des maladies inflammatoires4, cardiovasculaires5 et neurodégénératives6. Ils sont également utilisés comme additifs pour les industries agroalimentaires, pharmaceutique et cosmétique7.

Des vins contiennent 30 fois plus d'antioxydants que d'autres

24 mai 2009 — Marc André Gagnon

Vous avez tous entendu parler du resvératrol, ce polyphénol antioxydant qui ralentirait le vieillissement de certaines cellules, protégerait du cancer et des maladies cardiovasculaires.

Le vin rouge serait riche en resvératrol.

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Le resvératrol est un stilbène; ce sont des polyphénols naturels présents dans de nombreuses familles de plantes supérieures (comme le trans-resvératrol du raisin).
Rassemblés avec les bibenzyls et les phénanthrènes, ils forment la famille des stilbénoïdes.appartenant à la famille des phytoalexines (Les phytoalexines sont des composés phytochimiques accumulés par certains tissus végétaux en réponse à une attaque par des micro-organismes (y compris fongiques). On en trouve notamment dans la peau du grain de raisin rouge) présentes dans un grand nombre de plantes et, en particulier, dans la vigne. Ces composés sont produits en réponse à des agressions pathogènes, à l'exposition à des rayons ultraviolets ou à l'ozone. Dans la vigne, ils s'accumulent dans les feuilles ainsi que dans la peau et les pépins des grains de raisin.
Le resvératrol est un composé polyphénolique de la classe des flavonoïdes, connus pour leur activité antioxydante. Le resvératrol est présent au cours de la fermentation des vins rouges mais pas de celle des vins blancs. Seuls les vins rouges en contiennent donc des quantités significatives.
L'histoire du resvératrol commence au début des années quatre-vingt dans la communauté scientifique japonaise.

 

 

À l'origine, le « french paradox » Une première impulsion pour la recherche sur le resvératrol est venue de l'observation qu'une faible incidence de maladies cardiovasculaires cohabitait avec une alimentation riche en graisses, un phénomène connu sous le terme de « french paradox » et dont la clé pouvait être la consommation de vin rouge.
Les chercheurs ont alors examiné les multiples composants du vin rouge. Les polyphénols et, en particulier, le resvératrol a rapidement émergé comme un candidat susceptible d'expliquer ce «french paradox» et les nombreux bénéfices du régime méditerranéen.
Le mécanisme exact par lequel le resvératrol atténue les effets d'une alimentation riche en graisses et l'empêche d'augmenter le risque de maladie cardiovasculaire n'est pas encore totalement élucidé. Il a cependant été attribué à ses propriétés antioxydantes et anticoagulantes.