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Titre, par exemple. Dernières Nouvelles

8. Févr., 2015

Qu'est ce que c'est?

Je dépasse maintenant la soixantaine, durant mon enfance et grâce à mon métier, j'en ai vu de toutes les couleurs, ce qui m'a permis de mieux comprendre les gens et apprendre à savoir comment ils fonctionnent intellectuellement.
J'ai donc romancé des histoires qui démarrent sur des faits plus ou moins réels.
J'ai commencé il y a longtemps, je les gardais sous le coude sans savoir si cela pourrait intéresser les lecteurs; ma rencontre avec un écrivain, qui appartient à notre grande "académie Française" m'a incité à le faire. Il a bien voulu me faire l'honneur de lire ce que j'avais écrit, sa réponse fut; "continuez, Balzac n'a t il pas commencer en relatant sa vie". Alors ! ...
Ces histoires appartiennent à des pages; tout droit interdit de reproduction.

Le voisin

  Le voisin,  propriétaire lui aussi d’un ensemble viticole, était le médecin de notre commune, catholique assidu qui fréquentait notre charmante église pour assister à la messe dominicale que nous donnait notre excellent Abbé, Jean Ingle, décédé à ce jour, c’est d’ailleurs lui qui nous maria devant l’autel, en nous permettant de mettre unemusique en fond sonore et de filmer la cérémonie C’est donc vous dire si ce prêtre était à la hauteur de ce qu’un paroissien peut attendre des gens d’église, je crois que certains donneurs de leçon d’aujourd’hui devraient en prendre de la graine, cela leur ferait beaucoup de bien, à ces escrocs qui ne sont que des intellectuels à deux balles...

   Il me vient à l’esprit que ce film, monté par un réalisateur connu (invité et ami de mes parents, un teigneux décédé de sa belle mort à plus de 90 ans),  ne nous a en fait, jamais donné ce film…).

   Ce voisin le Docteur Boulla, camarade de classe de mon père, avait cinq enfants, tous aussi imbus de leur personne que leurs parents, dont Françoise qui était de mon âge, m’avait rétorqué un jour que nous jouions ensemble chez eux, car cela avait du mal tourner, « vas t’en, tu es ici sur mes terres », c’était sa réponse face à mes propos, j’apprenais ainsi que « toute vérité n’est pas bonne à dire, mais, que seul la vérité blesse », les petites gens d’esprit n’hésitent pas à s’égarer dans des propos minables et discourtois, quel que soit leur âge. Il y avait aussi Michel, un de ses frères plus jeune de deux ans, avec qui, ils nous arrivaient de nous rencontrer au club de judo (notre professeur Alain Aimet était champion de France militaire…), j’adore l’esprit du judo : profiter de la force de l’adversaire pour le renverser tout en le respectant, sans oublier les saluts de fin de combat.

   Je me rappelle malgré tout bien de ce voisin, qui avait un frère (lui aussi camarade de classe, mais bon copain de mon père), celui ci préférait prendre son vin chez nous, c’est vous dire « la couche que se trimballait le docteur  son frangin ».

Cette réflexion pour dire : « Faire de mauvaise fortune bon cœur »

 

Louis GUEJANNEES
                  

 

A bientôt!

l'Italien

   Hier  en prospection, je suis arrivé dans une fermette presque entièrement rénovée, un italien venu de la région parisienne me reçoit avec le sourire complaisant des gens de la bas, après les banalités d’usage du style :  « il fait chaud mais c’est mieux que la pluie, l’hiver risque d’être rude »  je lui fait une  longue présentation de mes produits, il m’en commande…

   Au fur et à mesure de la conversation je rempli le bon, et il se rend compte que son épouse est partie avec le carnet de chèque et qu’il n’a pas assez d’espèces sur lui, je flaire alors le n’importe quoi, mais pas du tout, à mon grand étonnement.

   Il me propose d’aller à la ville voisine chercher de l’argent avec sa carte bancaire. Je réagis tout de suite, en lui disant : « nous prenons mon fourgon et je vous ramène » non, me dit-il, je prends aussi mon camion pour vous éviter de revenir.

   «Allez, je vous suis » dis-je aussitôt.                                                     

   Nous démarrons pour passer 2 minutes plus tard devant la banque (il passe sans s’arrêter, je pense alors : « mais qu’est-ce qu’il me fait ») pour stationner, 100 mètres plus loin, devant une grande maison, il descend se dirige vers la porte d’entrée et se rend compte qu’elle est fermé (l’aspect bancaire de cette demeure ne m’apparaît pas et je cherche d’une vision partielle le distributeur de billets ; mais je n’en vois pas, je commence à me poser des questions sur le déroulement probable de cette affaire…).

   Il vient alors vers moi et me dit « c’est fermé, on va aller à l’autre », demi-tour, et nous revenons sur nos pas, et j’attends tout en lui préparant la marchandise, il revient avec une liasse conséquente de billet me paye ce qu’il me doit, nous chargeons alors dans son véhicule, nous nous serrons la main en nous disant à la prochaine, et il ajoute : « si ma femme est moi sommes satisfaits, nous vous rappelons très vite », je lui réponds alors « pas de problèmes, cette qualité ne peut que vous convenir, à bientôt » et il s’en va…

   Des choses bizarres j’en vois presque tous les jours, c’est sans doute ce qui rend mon « job » vivant, attrayant, rempli d’anecdote de ce genre, mais croyez-moi, celle-ci n’est rien à côté de situations encore plus cocasses et maintes fois plus croustillantes, je saurais vous les conter dans les prochaines brèves…

Prochainement d’autres nouvelles.

Michèle

 

            J’avais pris rendez vous l’autre jour avec une chef d’entreprise, Michèle, âgée d’environ 65 ans, mais avec la classe qui transpirait au travers de sa personnalité  Michèle en paraissait à peine la soixantaine. Elle vint me retrouver chez moi vers onze heures et demie, et déjà elle m’étonna.

         Je dégustais (en compagnie de mon voisin et ami « Joseph » dont je vous ai déjà parlé dans « la dame élégante ») un nouveau blanc sec (assemblage de sauvignon sémillon et muscadelle élevé sur lie, les non épicuriens ne lisaient pas c’est pas votre truc…) que j’avais découvert il y a peu de temps, lors d’un de mes derniers passage, chez moi en gironde, Quand nous entendîmes, le doux bruit harmonieux du 6 cylindres de la magnifique Porsche qui s’annonçait, c’était Michèle qui vînt se garer devant nous, elle en sortit, avec une élégance digne de la femme exceptionnelle, qu’elle représentait à nos yeux étonnés…

         Après les présentations d’usage, j’invitais Michèle à partager un verre avec nous ; après des compliments sur ce cru, Joseph, de bonne éducation, pris congé, nous laissant en toute intimité partager une discussion des plus intelligentes. Il se faisait 13 heures, je l’invitais à partager un repas chez mon voisin le restaurateur de talent qui avait préparé ce jour là des lamproies, pas de surgelé bien entendu, du frais en provenance de la Dordogne (le fleuve pas le département ! tout en sachant que la pêche de ce poisson (sans arête mais avec un cordon de cartilage)  qui remonte frayer dans ce fleuve, se termine au mois de mars). Tout cela pour justifier la qualité des plats que concocte ce restaurateur de talent… Ce déjeuner, terminé par un dessert d’exception, accompagné d’un Irrish coffee (et oui ! on ne se refait pas), nous décidâmes de rentrer au dépôt prendre un dernier café.

         Chez moi, Michèle pris place sur le canapé, me laissant entre voir des jambes ( je vous dis pas !). Je n’imaginais rien de spécial (enfin si…), mais je pensais immédiatement à Maryvonne (avec qui je suis toujours, c’est tellement bien et bon, je regrette d’ailleurs souvent de ne pas l’avoir rencontré plus tôt, cela m’aurait sans doute évité de passer du temps (trente ans) avec celle qui m’a donné quatre merveilleux enfants, tous désirés, je me demande toujours ce qu’elle a pu faire d’aussi bien…), et je dis à Michèle : restons amis, mais je suis sur que toi comme moi (bon ! un peu faux cul) ne souhaitons pas que notre relation aille plus loin…

         Sur ce, Michèle me prit quelques bouteilles, je les mettais dans le peu de place dans sa voiture.

         Nous décidions de rester en contact, elle partit devant les yeux hagards de ma pipelette de voisine (ah ! Georgette).

         Une nouvelle histoire merveilleuse !

l'Académicien

J’avais rendez vous hier, avec un membre de la très grande académie française (institution tout ce qu’il y a de plus honorable s’il en faut), c’était un professeur de latin grec, maintenant à la retraite, qui passe des jours heureux entre sa grande demeure des Yvelines et l’académie, peu de repos et beaucoup de travail intellectuel à écrire des ouvrages littéraires, il a déjà fait publier trois ouvrages, très intéressants, parsemés d’anecdotes croustillantes, qui nous font nous interroger sur le devenir de notre société, actuellement en crise financière et sociale.

   Rencontré sur un marché de banlieue, nous avons rapidement sympathisé, et après plusieurs rencontres, il a accepté de prendre en considération et de lire le début de l’ouvrage que j’ai commencé à écrire. Ce besoin d’écrire ma vie peu banale, doit me venir de ma tante (l’unique), je l’ai commencé depuis le lycée, donc ça n’avance pas, car si j’écris  aussi pour ma satisfaction personnelle, comme on pourrait tenir un journal plus ou moins intime, je me suis toujours demandé si les faits, qui ont marqué ma vie (qui va de l’enfance à la ferme, en passant par l’adolescence à l’internat, pour finir par mon expérience de la vente, débutée à paris, qui reste malgré tout une très bonne école de la vie professionnelle), pouvaient me permettre ainsi de poser beaucoup de questions existentielles aux quelles j’apporte modestement mes réponses, pouvaient intéresser les lecteurs. Au cours d’une de nos rencontres, il me répondit : « Balzac n’a t il pas commencé à écrire sur sa vie et son enfance ».

   Je me décidais finalement à lui communiquer certains de mes écrits, pour connaître l’avis d’un professeur (je n’ai pas changé, l’avis du maître qui est chargé d’apprendre le savoir (pas celui qui forme des techniciens et qui ne m’a pas souvent passionné), mais bien plus comme lui, qui a sans doute su transmettre la littérature et l’intelligence du mot, comme au lycée) qui m’importe beaucoup, alors de deux choses l’une :

-          soit cet académicien le trouve intéressant, grâce aux idées et la tournure des phrases (il peut me les piquer et les transcrire dans ces ouvrages, et retirer, s’il en faut, les fruits de ces anecdotes passionnantes, mais entre gens de bonne compagnie, ça ne se fait pas : suis je naïf, désabusé ou peu modeste à l’égard de ma personne), « ma pauvre dame on voit de tout,  de nos jours ». Il me fait savoir que ce n’est pas dénué d’intérêt… mais n’en dit pas plus…

-          Soit il considère que ça se rapproche de la gaminerie intellectuelle, et il me répondra avec son sourire narquois de prof, oui c’est intéressant, j’ai noté des fautes d’orthographe et de syntaxes, mais c’est valable : « continuer ». Oui bof, je n’ai rien compris, je ne suis qu’un illuminé, mais n’est ce pas ce genre de personnes qui font bouger le monde !

Ce qui de toute manière, ne devrait pas empêcher pas ce client-philosophe, de continuer à se servir chez moi en tant que bon épicurien.

Bientôt de nouvelles brèves.